La première de la nouvelle création de la cie Opopop se tiendra à Quetigny. Karen Bourre s’interrogera sur cette pratique vieille de plusieurs milliers d’années : « Pourquoi jongle-t-on ? ».

Photo : DR
Karen, elle, jongle depuis trente ans, ce qui est déjà beaucoup pour un être humain qui a ainsi consacré une part non négligeable de sa vie à défier la gravité. Activité mobilisant le corps entier mais qui soulève aussi des questions philosophiques : « Peut-on dédramatiser la chute et accepter l’imprévu ? », demande la jongleuse qui compte bien débusquer des considérations métaphysiques au sein d’une discipline que l’on considère d’abord comme avant tout physique !
Elle en profitera pour évoquer également la place de la femme dans l’univers du jonglage, faisant le constat que cette discipline est majoritairement pratiquée par des hommes de nos jours. C’est donc sur l’histoire du jonglage que va se baser cette nouvelle création qui mêlera agilité, humour et réflexion. Méditation jonglée sur la nature (et l’art) de la chute, « une fin ou un début ? » mais aussi sur l’échec, l’accident, donnée centrale chez les artistes circassiens avec laquelle ils composent quotidiennement. Karen Bourre partagera la scène avec Julien Lanaud, régisseur lumière et scénographe de la compagnie, qui jouera le rôle de « coach assistant scientophile et technophobe ». De quoi pimenter cette conférence jonglée qui se jouera de la gravité (dans les deux sens du terme).
– Dominique Demangeot –
Une Jongleuse peut en cacher une autre (titre provisoire), Quetigny, Espace Mendès-France, 29 et 30 avril à 15h
quetigny.fr